Dictionnaire des banlieues
Depuis plusieurs années, les banlieues font régulièrement la une de l’actualité : Clichy-sous-bois, Villiers le Bel, La Courneuve, Vaux en Velin, autant de noms qui ont défrayé la chronique et dressent une image bien sombre des banlieues. Pour la première fois, un dictionnaire tente de faire la part des choses et de montrer toute la complexité du phénomène, loin des discours répressifs ou du politiquement…

L’approche géopolitique, en intégrant le raisonnement géographique, les caractéristiques physiques et humaines des territoires, en confrontant les représentations territorialisées des différents protagonistes forgées au cours d’épisodes historiques parfois très lointains, permet d’analyser les rivalités de pouvoir sur un territoire et la façon dont s’exprime chacune des forces en présence.
Car, si la guerre procède toujours d’un conflit, tous les conflits ne dégénèrent pas forcément en guerre. Aussi la notion même mérite-t-elle d’être interrogée, en la plaçant à différentes échelles, selon son degré de complexité, de gravité et selon la taille du territoire en jeu : la ville (lieu d’affrontements urbains ou de conflits d’aménagement), la frontière (lieu de conflit interétatique, frontière-mur, frontière incertaine), la région (lieu de conflits infraétatiques, entre régions et État), l’État (conflits pour le contrôle des ressources : eau, pétrole, terres rares).
À travers des études de cas emblématiques (Jérusalem, la Belgique, le Sahara occidental, les Balkans, le Kurdistan, le Darfour…) et l’analyse de deux conflits majeurs d’envergure internationale (conflit israélo-palestinien et Afghanistan), cet ouvrage, rédigé par la prestigieuse équipe de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote, constitue à la fois un véritable outil méthodologique et un manuel de référence incontournable.

L’ouvrage a été dirigé par Béatrice GIBLIN, géographe, professeur à l’Institut français de géopolitique (IFG) de l’université Paris 8, directrice de la revue Hérodote.
Avec la collaboration d’Yves LACOSTE, géographe, fondateur et directeur de la revue Hérodote.

Y ont contribué Benjamin AUGÉ (IFG-Paris 8, IFRI), Michel BOIVIN (EHESS-CNRS), Sébastien COLIN (INALCO), Isabelle DAMIANI (International Institute for European Studies), Frédérick DOUZET (IFG-Paris 8), Frédéric ENCEL (ESG, IFG-Paris 8), Marc LAVERGNE (CNRS), Barbara LOYER (IFG-Paris 8), Laurent MALLET (université Galatasaray-IEFA, Turquie), Philippe SUBRA (IFG-Paris 8), Hervé THÉRY (université Paris 3-Sorbonne-Nouvelle, université de São Paulo), Julien ZARIFIAN (université de Cergy-Pontoise).

L’approche géopolitique, en intégrant le raisonnement géographique, les caractéristiques physiques et humaines des territoires, en confrontant les représentations territorialisées des différents protagonistes forgées au cours d’épisodes historiques parfois très lointains, permet d’analyser les rivalités de pouvoir sur un territoire et la façon dont s’exprime chacune des forces en présence.
Car, si la guerre procède toujours d’un conflit, tous les conflits ne dégénèrent pas forcément en guerre. Aussi la notion même mérite-t-elle d’être interrogée, en la plaçant à différentes échelles, selon son degré de complexité, de gravité et selon la taille du territoire en jeu : la ville (lieu d’affrontements urbains ou de conflits d’aménagement), la frontière (lieu de conflit interétatique, frontière-mur, frontière incertaine), la région (lieu de conflits infraétatiques, entre régions et État), l’État (conflits pour le contrôle des ressources : eau, pétrole, terres rares).
À travers des études de cas emblématiques (Jérusalem, la Belgique, le Sahara occidental, les Balkans, le Kurdistan, le Darfour…) et l’analyse de deux conflits majeurs d’envergure internationale (conflit israélo-palestinien et Afghanistan), cet ouvrage, rédigé par la prestigieuse équipe de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote, constitue à la fois un véritable outil méthodologique et un manuel de référence incontournable.

L’ouvrage a été dirigé par Béatrice GIBLIN, géographe, professeur à l’Institut français de géopolitique (IFG) de l’université Paris 8, directrice de la revue Hérodote.
Avec la collaboration d’Yves LACOSTE, géographe, fondateur et directeur de la revue Hérodote.

Y ont contribué Benjamin AUGÉ (IFG-Paris 8, IFRI), Michel BOIVIN (EHESS-CNRS), Sébastien COLIN (INALCO), Isabelle DAMIANI (International Institute for European Studies), Frédérick DOUZET (IFG-Paris 8), Frédéric ENCEL (ESG, IFG-Paris 8), Marc LAVERGNE (CNRS), Barbara LOYER (IFG-Paris 8), Laurent MALLET (université Galatasaray-IEFA, Turquie), Philippe SUBRA (IFG-Paris 8), Hervé THÉRY (université Paris 3-Sorbonne-Nouvelle, université de São Paulo), Julien ZARIFIAN (université de Cergy-Pontoise).

Géopolitique de la péninsule coréenne
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Après une période d’apaisement, les relations intercoréennes sont de nouveau loin d’être au beau fixe : la reprise du programme nucléaire de la Corée du Nord, l’élection du président conservateur sud-coréen Lee Myung-bak en février 2008 et, en 2010, le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan près de la frontière maritime nord-coréenne et le bombardement de l’île de Yeong pyeong par l’armée du Nord ont accru les tensions.
Certains analystes interprètent cette détérioration du climat par la délicate transition politique en Corée du Nord : les provocations contre la Corée du Sud auraient pour fonction de susciter dans la population nord-coréenne un réflexe nationaliste qui aiderait à oublier les colossales difficultés économiques (rappelons le million de morts dû à la famine du milieu des années 1990). Mais ces tensions s’expliquent aussi par l’évolution de la géopolitique régionale. La montée en puissance de la Chine en fait désormais un acteur de premier plan dans le règlement de la situation géopolitique de la péninsule, dont elle seule semble détenir les clés de la stabilité et de la détente.

Santé publique et territoires
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Douze ans après le numéro Géopolitique et santé publique, Hérodote a décidé de reprendre la question de la santé publique. Un double constat s’impose : la santé publique est encore à améliorer et son approche territoriale est désormais actée. En France, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009 et la création des Agences régionales de santé (2010) marquent en effet un tournant. Celui-ci était d’autant plus nécessaire que les inégalités sociales et territoriales de santé se sont encore creusées. Et que, du fait de l’accroissement inexorable des dépenses de santé lié au vieillissement de la population, la difficulté de maîtriser l’équilibre économique du système met en péril l’objectif de réduction de ces inégalités.
Ce constat n’est évidemment pas spécifique à la France. C’est pourquoi nous avons cherché à comparer avec le Royaume-Uni, où l’État a aussi procédé à une réforme territoriale de son système de santé. Enfin, nous ne pouvions passer sous silence le cas de la réforme de santé aux États-Unis, sans conteste un véritable enjeu politique. En comprendre la complexité selon les territoires permet de mieux en mesurer les différents enjeux géopolitiques.

L'extrême droite en Europe
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La montée électorale, dès le début des années 1980, du Front national avait fait de la France une exception en Europe. Depuis, des États comme l’Autriche et la Belgique ont aussi connu la percée de partis politiques d’extrême droite, revendiquant la préférence nationale, dénonçant le cosmopolitisme, le multiculturalisme et, plus directement encore, la présence des étrangers. Les démocraties de l’Europe du Nord, en particulier scandinaves, qui semblaient échapper à cette poussée politique nationaliste, sont à leur tour touchées. Et si les scores de l’extrême droite sont encore faibles en Grande-Bretagne et en Espagne, les conditions de leur essor sont malheureusement bien présentes, surtout si la crise économique s’installe durablement.
Les ressorts communs à la montée de l’extrême droite en Europe que sont l’immigration musulmane, la mondialisation (à laquelle la désindustrialisation et la montée du chômage sont associées) et l’Union européenne ne suffisent cependant pas à effacer les particularités des situations nationales de chaque État. C’est pourquoi Hérodote a choisi de présenter diverses situations européennes pour mieux les comprendre, sans oublier de s’intéresser à la Russie.

Éditorial : Vingt ans après…
Béatrice Giblin

Vingt ans après (ou presque) aurait pu être le titre de ce numéro consacré à la Russie puisqu’en 2002 nous avions fait un numéro avec ce titre La Russie, dix ans après et dix ans encore avant, en 1992, Cela s’appelait l’URSS (joli titre) et enfin Les Marches de la Russie, titre qui, compte tenu de la date de parution – mai 1989 – était en quelque sorte prémonitoire. La composition de celui-ci résulte d’une association de ces trois thèmes, puisqu’on y trouve à la fois des articles sur la géopolitique interne de la Russie, sur les relations géopolitiques qu’elle entretient avec ses marches devenues son étranger proche, et enfin avec l’Europe. | Lire la suite.

Résumé : Les îles Britanniques

Le titre de ce numéro fait référence à une appellation autrefois classique en géographie, aujourd’hui tombée en désuétude. Cette représentation géographique était d’autant plus logique que les liens entre la Grande-Bretagne et l’Irlande étaient très étroits puisque l’Irlande, colonisée par l’Angleterre pendant des siècles, n’acquit son indépendance qu’en 1921, et encore pas sur l’ensemble de l’île. Or, aujourd’hui, ce sont deux États, le Royaume-Uni et I’Irlande, avec des niveaux de vie très comparables. | Lire la suite.

Editorial N°136 -  2010

Résumé :

1970-2010, quarante ans de mouvement féministe : Hérodote a donc choisi de marquer cet anniversaire, ce qui peut surprendre car on peut se demander en quoi l’approche géopolitique – l’étude des rivalités de pouvoirs sur des territoires – est utile pour mieux comprendre les complexes rapports de domination, de par le monde, que les hommes exercent sur les femmes. Le principal type de rapports de domination à être véritablement géopolitique est celui des réseaux de prostitution. On parle désormais de la traite des femmes et non plus seulement de prostitution, car elle est comparable par certains aspects à la traite des esclaves. | Lire la suite.

France, enjeux territoriaux Hérodote N°135 – 2009

Résumé : Attention, un train de réformes territoriales peut en cacher un autre !

Le président de la République, toujours déterminé à moderniser la France, a lancé la réforme territoriale, en affirmant qu’il « irait jusqu’au bout ». Autrement dit il saura résister à la grogne, voire même à la fronde des élus locaux. Le comité Balladur a été chargé de préparer cette réforme. En vérité, depuis plusieurs mois, les partisans du président répètent à l’envi que l’organisation territoriale de la France est trop compliquée et surtout qu’elle est une source de coûts supplémentaires. Mais qu’en est-il ? | Lire la suite.

Résumé

L’association de ces deux termes se justifie par les deux points communs essentiels qui en sont la cause : la faiblesse des Etats et l’aggravation insupportable de la pauvreté qui font dériver certains groupes vers la violence. Dans ce numéro ce n’est pas l’acception métaphorique qui est principalement retenue, telle que pillage du tiers – monde ou cyberpiraterie et bio-piraterie (même si c’est deux articles traitent de ces nouvelles formes de piraterie),  mais bien les sens classiques de ces deux termes : pillage,  acte de guerre avec vols massifs, destructions, et  piraterie, tout acte illicite de violence ou de détention commis par l’équipage d’un navire privé agissant à des fins privées contre un autre navire, en haute mer. | Lire la suite.